Café bio : ce que le label garantit vraiment, et ce qu'il ne dit pas
« Bio » est partout sur les étiquettes de café. Mais que garantit vraiment ce label, et qu'est-ce qu'il ne dit pas ? Voici de quoi lire une étiquette en connaissance de cause.
Ce que le label bio garantit
Le logo européen (la feuille verte étoilée) certifie que le café a été cultivé sans pesticides ni engrais de synthèse, sans OGM, et que la chaîne de transformation (y compris la torréfaction) a été contrôlée par un organisme certificateur indépendant.
Concrètement, pour le producteur, cela impose des pratiques : compostage, ombrage naturel, lutte biologique contre les parasites. Pour vous, cela signifie un café sans résidus chimiques.
Ce que le label bio ne garantit pas
- La qualité en tasse. Un café bio peut être médiocre. Le label parle de la méthode de culture, pas du goût. C'est le score SCA qui parle du goût.
- La rémunération du producteur. Bio et équitable sont deux choses différentes.
- L'empreinte carbone. Un café bio transporté par avion reste un café transporté par avion.
Pourquoi tous les grands cafés ne sont pas bio
La certification coûte cher et demande des années de conversion. Beaucoup de petits producteurs cultivent de fait sans intrants chimiques, faute de moyens pour en acheter, mais n'ont pas les ressources pour obtenir le label. Un café non certifié n'est donc pas forcément un café traité.
C'est le cas de plusieurs micro-lots d'exception, comme notre Bourbon Pointu ou notre Blue Mountain, dont la rareté et la qualité sont établies par d'autres critères.
Bio + spécialité : le meilleur des deux
Quand un café cumule le label bio et un score SCA élevé, vous avez l'assurance d'une culture propre et d'une qualité gustative vérifiée. C'est le cas de cinq de nos cafés :
- Hambella – Éthiopie, médaille d'or Épicures – SCA 87
- Yirgacheffe – Éthiopie – SCA 86
- Gabicha – Éthiopie, médaille de bronze Épicures – SCA 86
- Planadas – Colombie, transporté à la voile – SCA 86
- La Pradera – Colombie, transporté à la voile – SCA 84,5